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Tamesna

Tamesna est une ville marocaine en cours de construction située entre Rabat, Témara, Skhirat et Ain El Aouda, qui dépend de la préfecture Skhirat-Témara, dans la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.
Son nom est aussi celui que portait l'actuelle région marocaine de Chaouia durant l'époque de la dynastie berghouata, qui a été supprimé et remplacé par « Chaouia » lorsque les Almohades ont vaincu le royaume de Tamesna, en 1149.

Taroudant

Taroudant est une ville du sud-ouest du Maroc située dans la plaine du Souss, chef-lieu de la province du même nom. En 2005, elle comptait 63 000 habitants.
Les remparts de Taroudant

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Géographie[modifier]

Les remparts de Taroudant
La ville se trouve à 80 km à l'est d'Agadir (à 60 km de l'Aéroport International Agadir Al Massira), et à environ 250 km au sud-ouest de Marrakech, le long de l'oued (ou assif) Souss.
Taroudant (ou Taroudannt, [prononcé « Taroudannte »]) est située dans la vallée du Souss, entourée par deux chaînes de montagnes, le Haut-Atlas au nord et à l'est, l'Anti-Atlas au sud; à l'ouest, la plaine s'ouvre sur l'Atlantique. Cette vallée fertile est traversée par l'oued Souss qui longe la ville. La province de Taroudant a, sur son territoire, la plus haute montagne d'Afrique du nord, le Mont Toubkal, en arabe Jebel Toubkal, en berbère Adrar N' Dern, 4 167 mètres.
L'origine du nom berbère Taroudant est énigmatique: certaines légendes l'associent à une princesse syrienne qui s'est installée dans la région et qui portait le nom de "la Reine Roudana", d'autres l'expliquent par la phrase berbère "Taroua ddante" qui veut dire "Les enfants ont été emportés (par l'eau)" que cria une femme berbère qui faisait sa lessive au bord du fleuve quand les crues emportèrent ses enfants !

Histoire[modifier]

C'est l'une des villes les plus anciennes du Maroc. Elle fut un poste avancé de l'armée romaine portant le nom de Vala, dans la zone gétule (zone au sud de la maurétanie tingitane, hors du contrôle de Rome) et de ce fait a connu une lutte sans merci des Berbères contre l'occupation romaine. Le poste fut pour cela ravagé par les Romains.
Taroudant est au XIe siècle la capitale d'un petit royaume chiite (royaume des Bajjalis). Annexée par les Almoravides en 1056, indépendante sous les Almohades elle fût notamment la capitale des princes rebelles Ben Yedder qui régnèrent sur le Souss de 1252 à 1334 [1], elle est détruite en 1306 par les Mérinides. Elle connaît son apogée au XVIe siècle sous l'influence de Mohammed ech-Cheikh Saâdi, fondateur de la dynastie Sâadienne qui en fait sa capitale et une base pour ses offensives contre les Portugais installés à Agadir (nommée, à l'époque, Santa Cruz de Cap de Gué). Elle devient alors un centre caravanier important, célèbre pour l'abondance et la qualité de ses marchandises : sucre, coton, riz, etc.
Au XVIIe siècle, Taroudant se trouve sous la domination du royaume du Tazeroualt, la région située entre Tiznit et Tafraout, et, à ce titre, la cible privilégiée des expéditions militaires menées par les sultans Alaouites. Les Alaouites n'avaient pas oublié l'humiliation infligée par Abi Hassoun Semlali, qui gouvernait la région située entre Taroudant et Tiznit et qui a emprisonné le fondateur de la dynastie alaouite Moulay Ali EsSharif dans la bourgade d'Iligh. En représailles, le sultan Moulay Ismaïl fit massacrer une grande partie de la population pour son soutien à son neveu, le prétendant rebelle Ahmed Ben Mahriz en 1687.
Comme toute la région, Taroudant a souffert de la fermeture du port d’Agadir, à partir de 1760. Elle s'est repliée derrière ses remparts jusqu'en 1912, date à laquelle le rebelle El-Hiba Bin Ma'a El Aïnine fit de la ville le centre de sa résistance à l’armée française jusqu'en 1914.
La population de Taroudant est réputée fière et frondeuse. En représailles, la ville fut en grande partie détruite à plusieurs reprises. Le roi n'aurait jamais franchi ses portes par crainte de l'humeur rebelle de ses habitants. Taroudant est cependant connue pour son sens de l'accueil, l'amabilité de ses commerçants.

Economie[modifier]

Taroudant est célèbre pour sa production d'agrumes (essentiellement oranges et clémentines), pour l'huile d'argane spécifique à la région et l'huile d'olive, pour l'artisanat (très varié, le travail du cuir, tannerie, la poterie, etc...) et ses paysages magnifiques.

Zone Industrielle[modifier]

Taroudant est dotée d'une zone industrielle à environ 10 km à l'est de la ville, sur la commune urbaine Aït I'azza. Elle abrite, entre autres, l'une des plus grandes coopératives agricoles au Maroc. La ville a besoin de séduire plus d'investisseurs industriels et doit donc créer davantage de zones industrielles, notamment dans l'agroalimentaire .

Les Souks[modifier]

Le souk artisanal[modifier]

Situé dans les ruelles de la ville, entre les places Assarag et Talmoklate. 1000 commerçants y vendent babouches, cuirs, poteries, céramiques, bijoux, tapis, épices, fer forgé, objets artisanaux. Certains commerçants sont installés dans d'anciens caravansérails (composé d'une cour et d'une quarantaine de « chambres » louées aux marchands de passage 3dhs/mois jusqu'aux années 60) .

Le souk berbère (Jnane al-Jaamia)[modifier]

L'entrée se fait par la place Talmoklate. C'est le plus fréquenté par les Marocains. Denrées alimentaires, tissus, vaisselle, jouets, tapis, luminaires, etc., on trouve tout au souk, et particulièrement si c'est en plastique. Ouvert de 10 à 21 heures, avec une fermeture entre 13 et 15 heures, tous les jours de la semaine, plus calme le vendredi et le dimanche.

Les remparts[modifier]

La ville fut une capitale de la dynastie saadienne. Elle accueille par ailleurs des tombeaux saints pour les Juifs.
La ville de Taroudant est défendue par 6 km de remparts dans lesquels s'imbriquent 130 tours et 19 bastions d'angle reliés les uns aux autres par un chemin de ronde, ce qui fit de cette ville une citadelle imprenable.
Les remparts permettent le passage par neuf portes voûtées d'architecture mauresque, disposées principalement aux points cardinaux. La muraille compte 5 portes anciennes et de nouvelles ont été bâties récemment pour faciliter la circulation dans la ville.
Ces portes se nomment :
  • Bab al-Kasbah ou Bab al-silsila, porte ancienne
  • Bab Leblalia
  • Bab Zorgan, porte ancienne
  • Bab BenYara
  • Bab Targhount, porte ancienne
  • Bab Agafay
  • Bab Oulad Bounouna, porte ancienne
  • Bab al-Khemis, porte ancienne
  • Bab al-Hajr ou Bab Jdid
Une toute nouvelle porte a été ouverte récemment, entre Bab Oulad Bounouna et Bab el-Khemis, mais elle n'a pas encore reçue de nom.

Films tournés à Taroudant[modifier]

Partenariats[modifier]

Dans les environs[modifier]

Palmeraie de Tioute[modifier]

Petit village situé à 20 km de Taroudant, Tiout, perché sur un piton, surplombe une jolie palmeraie. Environ 3000 habitants vivent autour de cette oasis de verdure et vivent de la culture de jardins irrigués et de l'élevage des chèvres. De belles promenades à dos de mulets sont possibles et l'auberge locale offre un excellent tajine de poulet au citron.

Tan-Tan

Tan-Tan est une ville du sud-ouest du Maroc située à 330 km au sud d'Agadir. Elle compte 71 000 habitants.

Présentation[modifier]

Le Moussem de Tan-Tan, rencontre réunissant plus d'une trentaine de tribus nomades du Sahara, est le témoignage vivant des cultures orales et artistiques sahraouies. Il a été fêté en septembre 2004 après 30 années d'absence et a été reconnu par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine immatériel mondial.
Entrée de Tan-Tan
À 25 km à l'ouest de Tan-Tan s'est développée au bord de l'océan Atlantique une deuxième ville Tan-Tan Plage (El Ouatia ou Elwatya), avec son port de pêche et de marchandises, ses installations industrielles de transformation du poisson et sa grande plage. C'est une station balnéaire en plein développement avec des sites touristiques comme Msab Oued Draa, Oued Chbayka

Témara

Témara est une commune urbaine marocaine, chef-lieu de la préfecture de Skhirat-Témara, au sein de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Elle est bordée par la préfecture de Rabat au nord, dont elle est séparée par un espace boisé protégé appelé « ceinture verte » ; les communes rurales de Mers El Kheir à l'est et d'Aïn Attiq au sud ; et la commune urbaine et côtière - le long de l'océan Atlantique - de Harhoura à l'ouest[1].
Jusqu'en 1992, le territoire de Harhoura en faisait partie, tout comme, jusqu'en 2009, celui d'Aïn Atiq.

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Économie[modifier]

Ville très dynamique depuis les années 1970, Témara s'est muée successivement d'une région rurale à l'activité économique centrée sur l'agriculture, à une extension urbaine rattachée à la préfecture de Rabat, puis à une ville moins dépendante de la capitale par la création de la préfecture de Skhirat-Témara en 1983 (dans le cadre de la politique de décentralisation et de déconcentration administrative). Cette transformation s'est également traduite par l'implantation de nouvelles industries attirées par la situation priviligiée de Témara, sur l'un des principaux axes économiques du Maroc : Rabat-Casablanca et sa proximité de Rabat (6 km). Le secteur des société de services est le plus important à côté de celui d'industries lourdes : production de ciment, de marbre, de liège et de charbon, industries automobiles et aéronautiques et hautes technologies. La cimenterie de Témara fut, à titre d'exemple, l'un des premiers groupes industriels à s'installer dans la commune (1976) et affichait un chiffre d'affaires de 737 millions de dirhams (environ 65 millions d'euros).
La commune comptait 225 497 habitants au dernier recensement général de 2004, 130 793 en 1994 et 48 644 en 1982[2]. Cette forte évolution se justifie par l'engagement financier des entreprises dans le secteur industriel et par les importants investissements immobiliers dont a bénéficié la ville durant les années 1990.

Jumelage[modifier]

Drapeau de la France Saint-Germain-en-Laye (France) depuis le 24 juillet 1982[3

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