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Settat

Settat une ville du Maroc, capitale de la région du Chaouia et préfecture de la province de Settat. Elle située à 57 km de Casablanca, sur la route de Marrakech. Sa population était de 116 570 habitants en 2004. Histoire de la ville :En choisissant de construire la Kasbah sur le site vallonné de Settat, Moulay Ismaïl allait déclencher le processus d'urbanisation de ce site. En effet, l'édification de la Kasbah a apporté ordre et sécurité aussi bien aux voyageurs qu'aux habitants et favorisé les implantations humaines à ses abords. Bien plus, en y installant le premier Caïd de cette région qui dépendait auparavant de Caïd Doukkali et Rahmani, Moulay Ismaïl officialisa Settat comme chef-lieu de cette région. La ville de Settat est devenue un centre administratif au début du XIIIe siècle, en raison de sa position stratégique en tant que passage incontournable entre le Sud et le Nord. Grâce à la richesse du sol, elle a prospéré et constitué durant les XVIIIe et XIXe siècles un important centre de négoce des produits agricoles, attirant des populations fort entreprenantes. Ce fut le cas des Marocains de confession juive qui s'y installèrent en masse au XIXe siècle, construisant leur propre quartier, le Mellah, aux abords de la Kasbah. Ce développement a été perturbé au début du XXe siècle durant la période de la siba (anarchie) et par la colonisation à laquelle s'opposèrent farouchement les tribus de la Chaouia ralliées à Moulay Hafid. Sous le protectorat français, la ville de Settat a connu un développement urbain sans précédent, comme en témoigne le boom démographique qu'elle connu de 1913 à 1925 et renoué ainsi avec son passé commercial. Cette prospérité a duré jusqu'au début des années cinquante où, sous l'effet du développement de Casablanca, des voies de communication et des moyens de transports, la ville de Settat et d'autres agglomérations de la région sont entrées dans une période de semi-léthargie. Au début des années 1990, elle a été dotée d'une université, d'un parcours de golf international ainsi que d'un hippodrome. Settat a réalisé de grands travaux d'urbanisme à partir des années 1970 pour devenir un important centre régional. Le secteur industriel s'y développe avec une des zones industrielles les plus dynamiques du territoire marocain. Settat est reliée à Casablanca (57 km) depuis 2001 par l'autoroute A7, et à Marrakech (146 km) depuis 2007 Habitat:Durant l'année 1999, il a été délivré dans la province de Settat 1 448 autorisations de construire. L'habitat économique vient en tête avec 1 053 autorisations. Catégorie Autorisations Surfaces bâties Habitat Économique 1 053 315 900 Villas 159 19 883 Immeubles 47 14 100 Divers 189 13 255 Total 1 448 363 138 En 1999, le nombre de lotissements autorisés a été de 230 lotissements répartis entre les différents intervenants dans ce secteur comme suit : Secteur privé : 104 Coopératives : 98 Amicales : 16 Commaunes : 12 Enseignement :Settat compte 12 écoles, 5 collèges, 5 lycées et 12 groupes scolaires privés. Elle abrite aussi l'Université Hassan I, l'une des institutions les plus prestigieuses du royaume.

Tiznit

Tiznit est une ville du sud du Maroc à 690 km de Rabat et à 80 km au sud d'Agadir, chef-lieu de la Province de Tiznit, dans la région Souss-Massa-Draa. La population de la ville est largement berbérophone.
La ville a été restaurée en 1882 par le sultan Alaouite Hassan Ier qui l'a dotée d'une longue muraille encerclant toujours l'ancienne médina. La place El Mechouar constitue l'un des centres de la ville avec le palais du sultan Hassan Ier en face du bâtiment où était installé, sous le protectorat français, le représentant de l'armée française.
La médina est divisée en quatre quartiers centrés sur une source (la source bleue). Cette source qui permettait l'irrigation de nombreux jardins a fait la réputation de la ville ; mais elle a beaucoup perdu de son débit à la suite du creusement de la source de Reggada dans la tribu voisine des Ouled Jerrar.
Tiznit a acquis une réputation internationale pour son orfèvrerie, dont la fibule est le symbole phare.
Le parc national de Souss-Massa se trouve inmédiatement au nord de la ville.

mahdia

mahdia est une ville côtière tunisienne située à environ 200 kilomètres au sud de la capitale Tunis. Chef-lieu du gouvernorat du même nom, elle constitue une municipalité comptant 45 977 habitants en 20041.
Construite à l'origine sur une presqu'île de 1 400 mètres de longueur sur 500 mètres de largeur, elle abrite l'un des premiers ports de pêche du pays. L'activité touristique pèse de plus en plus dans l'économie locale. La cité est un centre tertiaire qui a développé peu à peu un pôle d'enseignement supérieur, notamment avec l'établissement de l'Institut d'économie et de gestion en 1999.
Si le centre historique se situe sur la presqu'île, la ville s'est étendue vers l'intérieur des terres avec les quartiers d'Hiboun et de Zouila notamment.

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Histoire[modifier]

Sa situation géographique stratégique et ses fortifications permettent à la ville, connue successivement sous les noms de Jemma, Aphrodisium et Cap Africa, de jouer un rôle de premier plan dans le bassin méditerranéen jusqu'au XVIe siècle. Mahdia est tout d'abord un comptoir phénicien puis romain sous le nom d'Aphrodisium2. L'épave de Mahdia, remontant au Ier siècle av. J.-C. et chargée d'objets d'art athéniens a été retrouvée au XXe siècle (vers 1907)3 à six kilomètres au large de Mahdia ; elle fait de cette dernière l'un des plus riches sites de l'archéologie sous-marine en Tunisie.
L'année 916 voit l'arrivée du premier calife fatimide Ubayd Allah al-Mahdi4 qui donne son nom actuel à Mahdia. La ville devient ainsi la capitale des Fatimides en 9214 et le reste jusqu'en 973, date à laquelle Mahdia est remplacée par Le Caire5. Assiégée durant huit mois (944-945) par les kharidjites sous la conduite de leur chef Abu Yazid, la ville résiste victorieusement.
En 1057, les Zirides s'y réfugient face à la menace des Hilaliens. Le roi normand Roger II de Sicile l'occupe en 1148 et maintient son assise jusqu'à la chute de la ville, dans les premiers jours de 1160, aux mains des Almohades6. La ville perd alors son importance politique au profit de Tunis mais n'en demeure pas moins un important port. La ville fait face au cours de son histoire à plusieurs sièges.
Carte de Mahdia en 1535
En 13907, devant la perte de ses positions commerciales en Tunisie en faveur de Venise, Gênes organise une expédition militaire à laquelle elle souhaite donner le caractère d'une nouvelle croisade, au prétexte de se venger de la piraterie des barbaresques contre les chrétiens ; la cité obtient l'assistance d'un corps de seigneurs franco-anglais, dont Louis II de Bourbon qui en prend le commandement. La place, forte défendue par les Berbères de Bougie, de Bône, de Constantine et d'autres régions du Maghreb, venus au secours des Tunisiens, résiste à toutes les attaques. Les Européens, que les mésintelligences ne tardent pas à diviser, sont obligés de reprendre la mer après 61 jours de combats infructueux8.
Mahdia est prise au XVIe siècle par le corsaire Dragut qui en fait son repère9. Charles Quint s'empare de la ville en 1550 et les Espagnols y restent jusqu'en 155410. En repartant, ils font sauter les remparts que les Ottomans ne reconstruisent que partiellement à leur retour11. La ville retrouve peu à peu son calme et devient l'un des plus grands ports de pêche de Tunisie.

Architecture et urbanisme[modifier]

Mahdia compte quelques monuments et sites dignes d'intérêt. La Skifa Kahla ou Bab Zouila, une importante porte fortifiée datant à l'origine du Xe siècle (élevée entre 916 et 921) puis restaurée au XVIe siècle, constitue encore l'un des points d'accès au centre historique de la ville et l'un des rares vestiges des anciens remparts12 ; Bordj El Kébir, une forteresse, dotée d'un passage voûté et courbé menant dans une cour imposante, surveille depuis 1595 la pointe du cap Afrique.
La Grande Mosquée, fondée en 916 par le chiite Ubayd Allah al-Mahdi, a la particularité d'être dépourvue de minaret ; elle a subi plusieurs modifications et rénovations pour être finalement reconstruite entre 1961 et 1965 conformément au premier plan du Xe siècle13.
La mosquée Hadj Mustapha Hamza, construite en 1772 puis restaurée au cours du XXe siècle, constitue un bel exemple d'architecture religieuse à l'époque ottomane12.
Mahdia est aussi connue pour son cimetière marin situé en front de mer, au bout de la presqu'île.

khénifra

khénifra est une ville du Moyen Atlas marocain, capitale des Zayanes, tribu berbère, située à 160 km de Fès, et à 300 km de Marrakech dans la province du même nom. Selon le nouveau découpage, la province de Khénifra fait partie de la région Meknès-Tafilalet : Formée des préfectures Meknès-El Menzeh et Al Ismaïlia et de quatre provinces (El Hajeb, Ifrane, Khénifra et Errachidia), la région Meknès-Tafilalet avoisine les deux millions d'habitants, moitié rurale et moitié urbaine.
L'activité économique de cette région reste dominée par le secteur tertiaire (43,2 %). Le milieu rural y représente près de 76 %. Elle est considérée comme la perle des montagnes marocaines aux couleurs rougeâtres et surtout comme la capitale des lacs.

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Toponymie et étymologie[modifier]

Khénifra est la dérivation du verbe Amazigh1 « khanfar » qui signifie « agresser », en raison d'un fait historique. À un moment donné, la ville a été prise de force à la tribu des Ait Bouhaddou. Pour manifester leur hégémonie sur la ville, les Zayanis firent de Khénifra une zone de contrôle pour les non-Zayanis. Ils établirent un système « douanier » pour les transitaires, qui furent obligés de payer une taxe. Selon une autre version anecdotique, l'étymologie proviendrait de l'histoire d'un homme fort qui agressait les passants.
Akhanfer est le nom d'une lutte berbère assimilé au catch et largement pratiqué dans le Moyen Atlas. Le toponyme désigne le lieu où se déroule le jeu.
Khénifra tire également son nom de sa géomorphologie en raison de son enclavement entre quatre montagnes : « Al Hafra ». De la coloration rougeâtre de sa terre, un autre nom lui est attribué, Khnifra AlHamra : « Khénifra la Rouge ».

Province de Khénifra[modifier]

Province de Khénifra
Region Meknès -Tafilalet
La province de Khénifra est située à la latitude 32 ° 55'48 N et à la longitude 5 ° 39'36 W et a une superficie de 12 320 km². Elle est créée en 1973, elle relève de la région Meknès-Tafilalet. Les provinces limitrophes sont Khémisset, Ifrane, Beni Mellal, Khouribga, Errachidia et Boulmane.
La province de Khénifra est divisée administrativement en 3 municipalités, 3 cercles et 12 caïdats. Elle compte 38 communes dont 3 urbaines (Khénifra, M'rirt et Mideltest devenue province et 35 rurales.
Les sous-régions sont : Aguelmous (54050), Ait Ishak (54100), Boumia (54150), Khenifra-Amalou (54010), Khénifra Principal (54000), Mibladen (54373), Midelt:est devenue province (54350), M'rirt (54450), Taakit (54374), Elkbab (54200), Ouaoumana (54102), Tighassaline (54003), El Hammam (54452), Tighza (54450), Moulay Bouazza, Sebt Aït Rahou, El Borj, Kaf Nsour.
À modifier pour raison du nouveau découpage administratif.
Voir aussi les codes postaux des villages de la province2

Population[modifier]

Espace linguistique des Amazighs
La population est en majorité berbère, la langue parlée est le Tamazight, la démographie de la province se répartit comme suit :
  • Population urbaine : 273 000.
  • Population rurale : 250 000.
  • Population totale : 523 000.

Histoire de Khénifra[modifier]

Le pont historique dit portugais en 2005
Grand souk de Khénifra
La région de Khénifra constitue sur le plan stratégique un atout, qui permettra de contrôler la porte de Tadla et de Taza, malgré la résistance et la ténacité guerrière de sa population.
L'histoire de Khénifra prend origine de deux monuments historiques, les seuls d'ailleurs existant encore actuellement :
  • La Kasbah d'Adakhssal (à 15 km de la ville) et du fameux pont sur l'Oum Errabiaa dit « portugais », probablement construits à la même époque que la Kasbah de Khénifra. Historiquement, la présence portugaise n'a jamais été mentionnée dans des manuscrits de l'époque.
Kasbah patrimoine défigurée
L'histoire de Khénifra est liée à ces deux monuments classés historiques par le Ministère de la Culture Marocain en tant que patrimoine national Kasbah de Moha ou Hamou (dahir du 26 décembre 1933 portant classement – B.O. no 1114 du 2 mars 1934 - P.186). La Kasbah de Mouha ou Hammou Zayani et le vieux pont marquent la conscience des Khnifris où le présent et le passé s'entremêlent dans la conscience collective de ses générations.
  • Le Pont historique
Ce pont est toujours érigé malgré les nombreuses crues qu'il a dû subir. Il est vraisemblable que ce pont fût bâti avec du blanc d'œuf (albumine d'œuf), selon la tradition orale un impôt sur les œufs fut instauré pour la réalisation de ce pont. Des percepteurs étaient chargés de récolter cette redevance auprès des habitants afin de construire ce pont qui permit d'améliorer les échanges commerciaux ainsi que les migrations de transhumance pratiquées dans cette région. La main d'œuvre aurait été fournie par des esclaves portugais à cette époque en captivité à Meknès.
Soumission du Pacha Hassan Amahzoune, juin 1920, au général Poeymirau
La ville de Khénifra a été prise par les légionnaires (composés de Sénégalais, d'Algériens et Goumis marocains recrutés à Chaouia) en juin 1914, sous le commandement de Richard d'Ivry qui avait acquis au Maroc une réputation légendaire au cours de la campagne du Maroc dans la région de Meknès et au Tadla où il avait servi sous Charles Mangin : stratège militaire qui put éviter l'affrontement avec les Zayanis avant la soumission des tribus allant de Chaouia jusqu'aux confins du « pays Zayane ».
En référence au « Journal des marches et opérations de la 2e batterie du 1er Régiment d'Artillerie de Montagne3 pour la période du 6 septembre 1912 au 16 octobre 1913 », le commandement des forces d'occupation du Maroc était conscient des risques de l'affrontement direct avec les tribus des Zayanes lors de la campagne du Maroc 1907-1914. Dans ce rapport, Charles Mangin décrit avec précision les différentes phases de sa campagne.
Trois mois après cet évènement, une contre-attaque aura lieu à Elhri, le 13 novembre 1914 : la bataille d'Elhri, engagée imprudemment par le colonel Laverdure à l'assaut du campement du rebelle Mouha ou Hammou, contraint de quitter la kasbah, occupée par les militaires.
On note également les manifestations contre le Dahir berbère, promulgué le 16 mai 1930, dont le but était de séparer les berbères des communautés arabes.
Avant l'arrivée des soldats du sultan Moulay Hassan Ier en 1877, Khénifra n'était rien d'autre qu'un point de transition de transhumance entre l'Azaghar et le Jbel. C'est à partir de là que Khénifra prendra sa dimension de ville. Malheureusement, Khénifra ne s'est pas développée, pendant la colonisation, à la hauteur de ses potentialités naturelles (elle fait partie du Maroc dit inutile).
Elle est connue pour sa résistance farouche lors de la colonisation française, réputée par la bataille d'Elhri (village situé à 20 km de Khénifra) (13 novembre 1914), qui s'est soldée par la victoire des Zayanes et d'autres tribus berbères voisines : Ichkirn Elkbab, Aït Ihnd Krouchen, même des Aït Hdiddou et des Aït Atta, pour la première fois unifiées. Cette victoire symbolise la gloire des tribus et le grand prestige que s'est forgé Mouha ou Hammou Zayani où la colonne de l'officier Duverdier fut quasiment anéantie, mais la riposte coloniale ne tarda pas à se manifester par le déploiement de sa panoplie militaire afin d'isoler les Zayanes et restreindre leur aire géographique et les contraindre à se réfugier dans les montagnes. Le blocus des tribus Zayanes se réalisa avec succès, le grenier marocain de Tadla est ensuite mis en sécurité contre les attaques des Zayans.
Le 2 juin 1920, le Pacha Hassan se soumet au Général Poeymirau (1869-1924), très proche collaborateur du maréchal Lyautey.
La ville est également connue pour ses soulèvements populaires et ses événements :
  • août 1934 : manifestation contre le Dahir berbère soutenu par certains caïds ayant à leur tête le Pacha El Glaoui, le pacha Hassan Amahzoune et certains intellectuels hostiles à l'ethnie berbère (grèves, prières prononçant le « Latif » en demandant à Dieu de ne pas séparer les berbères de leurs frères arabes …). Ce mouvement de protestation lancé par l'élite bourgeoise Fassi issue de l'enseignement traditionnel prendra la tête de la résistance jusqu'à l'indépendance en 1956. Cependant, la question Amazigh ne cesse d'engendrer des polémiques. Conscient du problème, le roi Hassan II avait proposé dans son discours du 20 août 1994, l'enseignement de la langue berbère (le Tamazight, le Tachelhit et le Tarifit). Ce geste marquait le point de départ d'une certaine décongestion politique envers les Amazighes.
La gare routière de Khénifra
  • 20 août 1955 : l'anniversaire de la déposition du roi Mohammed Ben Youssef provoque une insurrection à Khénifra (trois journalistes tués), Oued Zem, Immozer Maroucha, Ait Alaham Aderj et à Casablanca. Événement marqué par une répression massive sur ordre du Général Gilbert Grandval, journée sanglante pour la population de Khénifra surtout les tribus Zayanes qui encerclèrent la ville, l'ordre du massacre fut ordonné, la ville de Oued Zem n'a pas été épargnée par l'exaction du tyran qui trouva la mort dans les montagnes de Khénifra le 22 août 1955 lors de l'explosion de son avion. Le bilan est de 700 morts du côté Marocain, 49 morts européens (chiffre que Charles-André Julien qualifie de ridicule).
  • Mars 1973 : événement de Moulay Bouazza. Action perpétrée par le Tanzim, branche dissidente du parti l'UNFP d'orientation révolutionnaire (1963-1973), dont l'acteur principal fut Fqih Basri, partisan de la lutte armée. Des éléments du groupe s'infiltrent à Khénifra, Goulmima, et Tinghir.
  • Le 2 mars 1973, une action suicidaire fut entreprise à Moulay Bouazza, par Mohamoud, mort ensuite le 5 mars 1973 lors des combats. Cette action fut un fiasco, la population n'y avait pas pris part. Elle restera néanmoins traumatisée par la répression de certaines tribus Zayanes. Après la décrispation du processus politique et dans le cadre de l'Instance équité et réconciliation, le rideau fut levé pour permettre aux victimes de témoigner, mettant fin aux années dites de fer.
  • Le 17 octobre 2001, le discours d'Ajdir adressé à la nation par le roi Mohammed VI à Khénifra, lors de la cérémonie d'apposition du Sceau chérifien scellant le dahir, crée et organise l'Institut royal de la culture amazighe. Ce discours a permis de donner de nouvelles impulsions aux défenseurs de la thèse Amazigh en tant qu'entité nationale et patrimoine incontournable.

Géographie[modifier]

Située entre quatre grandes montagnes, Bamoussa à l'ouest, Akllal à l'est, Bouhayati au nord et Jbel Lahdid (ou Bouwazal : montagne de fer en berbère) au sud. La ville est traversée par le fleuve Oum Errabiaa ou Oum Erebia.
Khénifra se trouve sur la route principale 24 (axe routier utile pour l'économie de Khénifra) à 160 km de Fès, et à 300 km de Marrakech. Située à 826 m d'altitude (N : 32º 56.142' - O : 05º 40.465'). Selon le nouveau découpage, la province de Khénifra fait partie de la région Meknès-Tafilalet : (Meknès, El Hajeb, Ifrane, Errachidia, Khénifra).

Le climat[modifier]

Le climat de cette région est continental ce qui influe sur les amplitudes thermiques saisonnières, voire journalières. À un hiver rigoureux succède un été chaud. La pluviométrie varie selon les régions entre 400 et 700 mm/an en moyenne. Plutôt cette ville est entourée par des montagnes qui dépassent les 2 000 m donc l'hiver passe péniblement à cause des températures qui baissent jusqu'à -15 °.

Bibliographie[modifier]

  • Jean Delacre, Le Maroc grandeur nature (MEEM)

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